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Résultats des jeux concours de la Journée Portes Ouvertes



À l'encontre de la journée portes ouvertes qui c'était déroulée précisément le 11 Juin dernier, nous avions eus l'idée de créer plusieurs jeux concours en lien avec le monde du vin et accessible pour tous afin de pouvoir diversifier les différentes activités sur la journée.
Ainsi 3 jeux ont étés élaborés :
- Un Quiz sur quelques connaissances du domaine Lombard
- Un jeu sensoriel avec des arômes cachés, à sentir et à retranscrire 
- Un jeu de bouchons, où il fallait retrouver le nombre exact de bouchons dans une bonbonne

3 Gagnants ont étés retenus et les réponses de chaque jeu sont disponibles en-dessous : 





Résultats Quiz de Brézème


1 - Sur quelle commune poussent les vignes servant à produire du Côtes-du-Rhône Brézème ?
Ces vignes poussent la commune de Livron-sur-Drôme

2 - Quel est l'unique cépage utilisé en Brézème rouge ?
Le seul cépage utilisé en Brézème rouge est le cépage Syrah

3 - Quelle est la roche sédimentaire retrouvée dans les sols du vignoble de Brézème ?
Sur les sols de Brézème la roche retrouvée principalement est le calcaire
(Sols = argilo-calcaire, marnes calcaire)

4 - Comment appelle-t-on cette couche cireuse légèrement poudreuse qui recouvre la surface des grains de raisins ?
La couche supérieur et fine appartenant à la pellicule de la baie de raisin, est appelé la pruine

5 - Quel est le type de bois utilisé généralement pour l'élevage du vin en barrique ?
Le bois le plus utilisé en général est le bois de chêne

6 - En quelle année le domaine Lombard a-t-il été créé ?
Il a été créé en 1981 par Jean-Marie et Sylvette Lombard

7 - Quel est l'outil qui permet de calculer le degré alcoolique d'un grain de raisin ?
Cet outil s'appelle le réfractomètre

8 - Quelles sont les deux villes qui délimites, la partie la plus au Sud des Côtes-du-Rhône et la partie la plus au Nord ?
La ville qui délimite la partie la plus au Nord des Côtes-du-Rhône est Vienne et pour la partie la plus au Sud, la ville correspondante est Avignon

9 - Eugène de Monicault est un vin du Domaine Lombard, sa production en bouteilles chaque année s'élève à, environ 5000, environ 6000, environ 7000 ?
La production s'élève à 5000 bouteilles/an

10 - Quelle est l'altitude des vignes situées sur les coteaux de "La Tour Du Diable" ?
L'altitude de ces vignes est de 255 mètres


Gagnant du Quiz de Brézème 

Félicitation au gagnant du jeu du Quiz de Brézème Mr Saret Jean-Christophe, qui a remporté le jeu en répondant à 4 questions correctes sur les 10, il gagne alors un lot de 3 bouteilles, contenants :

- Une bouteille de Crozes-Hermitage Blanc 2012
- Une bouteille de Crozes-Hermitage Rouge 2013 
- Une bouteille de Brézème cuvée "Grand Chêne" 2015

Malgré le fait qu'il n'y ai eu que peu de challenge concurrentiel, par le fait que c'était la seule personne à avoir participer à ce jeu...  On le remercie et on lui souhaite un grand bravo à lui !





Résultat Jeu Sensoriel


Liste des arômes :

Arômes cépages blancs :

1 - Pêche blanche

2 - Citron

3 - Miel

4 - Pamplemousse

5 - Rose

6 - Abricot

Arômes cépages rouges :

1 - Cerise noire

2 - Poivre noir

3 - Violette

4 - Mûre

5 - Tabac

6 - Olive noire


Gagnant du Jeu Sensoriel

Félicitation à l'heureuse gagnante du jeu sensoriel Mme Flace Cati, qui a réussi à reconnaître 5 arômes sur les 12 uniquement par le nez, elle remporte alors un Magnum de Brézème "Eugène de Monicault" de millésime 2014.





Résultat du Jeu des Bouchons

Le nombre exact de bouchons à l'intérieur de la bombonne était de : 157 bouchons

Gagnant du Jeu des Bouchons

Félicitation au gagnant du jeu des bouchons, Mr Fiorentini Cenzo qui a donné le nombre de bouchons suivant : 131 bouchons
Il a été la seule personne à s'être rapprochait le plus de la bonne réponse (sans la dépasser).

Il gagne un Magnum de Brézème "Eugène de Monicault" de millésime 2014.
Boire un vin jeune c'est une chose, mais être jeune et boire du vin s'en est une autre...
A seulement 9 ans, il faudra certainement patienter encore quelques années avant de pouvoir le déguster...
Mais dans tout les cas, Bravo à lui !

On remercie également tous les autres joueurs d'avoir participés !



Rédigé le  14 juin 2017 13:36  -  Lien permanent
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De cette race d'Homme





































































Tu étais de cette race d'homme que tout le monde aurait voulu avoir avec lui dans les coups durs,
ou même pire, s'il avait fallu partir à la guerre,
personne n'aurait rêvé de meilleur compagnon que toi.
Car tu étais solide, fidèle, sincère, droit et honnête.
Certes tu ne parlais guère mais finalement dans ce monde où tout le monde parle pour ne rien dire,
avais-tu peut-être raison.

Nous, la guerre dans laquelle nous t'avions entraîné était une folle guerre viticole,
une colline à reconquérir, un vignoble à rebâtir.
Et comme toujours,
ta main ne tremblait pas, ton sécateur était toujours affûté, ton coup de masse était sec et celui de ta pioche précis.

Je me rappelle d'une anecdote.
A la fin d'un été de tronçonneuse dans de vieilles terrasses que nous retapions ensemble,
un de mes jeunes neveux était venu me demander si c'était vrai
que la force de ton bras faisait basculer les arbres tantôt à droite, tantôt à gauche.
Entre les saisonniers, il se racontait même que tu avais stoppé un arbre qui tombait du mauvais côté…
c'était un peu le mythe du grand gaillard d'un quintal que tu étais.
Cela te faisait bien rire dans ta moustache.
Je ne crois pas en Dieu,
mais je suis persuadé que nous survivons dans les souvenirs que gardent les gens de nous.
Alors, notre tristesse est un peu atténuée car il existe
une flopée de jeunes qui se souviendront de toi,
«Michel l'homme qui poussait les arbres pour les faire tomber là où il voulait»…


Les vignobles et les vins naissent des mains qui les façonnent. Les tiennes ont construit pudiquement mais sûrement.


Du fond de nos cœurs, merci Michel.



Michel Valentin travaillait ponctuellement au domaine Lombard depuis les années 90 et à plein-temps avec nous depuis 2012.
Il nous aida à façonner 5 millésimes, replanter 7 ha de vignes sur Brézème,
rebâtir 5 Km de mur en pierres sèches et replanter 50000 pieds de vignes et autant d'échalas.


Michel Valentin est décédé le 09/05/2017 à l'âge de 52 ans


















 

Rédigé le  12 mai 2017 11:21  -  Lien permanent
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bio, biodynamie et 2016


Après une saison toujours aussi riche de plantations et autres murs en pierres sèches, je reprends le fil de notre blog. Il reflète notre vie au Domaine Lombard et notre vie de vignerons avec parfois le temps pour écrire quand on a des choses à dire, et parfois silencieux, quand la vigne ou le vin nous appellent ou tout simplement quand on n'a rien à dire (vertu qui se perd)

Je pense que tous les amateurs et autres vinophiles auront compris que 2016 aura été, au minimum, technique et éprouvant pour la vigne et pour les vignerons. Grêle, gèle, précipitations anormales auront été notre lot commun de la Loire à la vallée du Rhône en passant par la Bourgogne. Sur ces conditions climatiques dantesques s'est greffée une pression mildiou et oïdium rarement vue de mémoire de technicien.

Le travail sur la vitalité de nos sols et l'équilibre des vignes dans leur environnement que nous avons entamé depuis 2011 a été, certes, un de nos atouts sur 2016 mais n'aura pas suffi à totalement protéger notre récolte. Malgré les 17 traitements (pour comparaison, 5 en 2015) nous avons eu sporadiquement des petites pertes de récolte. C'est le prix à payer quand on travaille en agriculture biologique, et malgré ce millésime alibi au retour des «bioseptiques», nos valeurs, elles, n'ont pas souffert de la météo. Elles sont le fruit d'un mélange de convictions, d'expériences, d'échanges, de dégustations et d'espérances pour notre domaine, notre terroir et notre monde.

J'ai souvent écrit sur nos techniques viticoles, sur nos plantations massales, sur nos pratiques œnologiques en tentant de faire preuve de pédagogie et de pondération. Enfin je crois. Dans cet esprit, deux thèmes débattus par les acteurs de la filière nous ont tour à tour fait sourire, agacés voire carrément énervés.


1 Le retour des bioseptiques

Espèce de mouvance, née dans les années 70/80, pour qui sans chimie «c'est pas possible», voire «le vrai bio ça existe pas» et qui s'appuie sur une absence de connaissances agronomiques. Ils avaient presque disparu (ou du moins leurs voix se faisaient plus discrètes) et on voyait même apparaître des discours de domaine en conventionnel du type «c'est bio mais on n'est pas certifié car on garde la possibilité de traiter» on appelle ça le «biolike» (je laisse le lecteur libre de juger de la crédibilité de tel discours). Or, utilisant des publications courageuses et honnêtes de vignerons en bio exprimant leurs difficultés, leurs questionnements dans ce millésime compliqué, la pensée bioseptique a fait son retour.

«La fin du BIO»ou «le bio remis en question» et je ne parle pas des réseaux sociaux

Je ne contre-argumenterai pas tous leurs discours car cela a été fait depuis 20 ans et l'agriculture biologique a, depuis longtemps et de manière scientifique, montré sa puissance (au sens agronomique) par rapport au conventionnel. Pour exemple je renvoie au travail des époux Bourgignon, anciens de l'INRA et référence mondiale reconnue scientifiquement (on sait que les bioseptiques aiment bien ce mot) dans la vie des sols.


2 Biodynamie n'importe quoi


 

Pour bien comprendre ce que je vais écrire, je dois faire un préambule:


On met souvent l'agriculture biologique et biodynamique sur le même plan. Pour nous c'est une erreur, l'agriculture biologique est un état que l'on certifie: on l'est ou pas simplement. La Biodynamie est une voie dans laquelle on s'inscrit, c'est un
chemin. Je pèse mes mots, elle se certifie, ou pas et n'est la propriété de personne car on ne privatise pas une pensée.


Cette réflexion commence il y a plus d'un an lors de mon passage du Certiphyto.

Examen obligatoire depuis le Grenelle de l'environnement pour pouvoir acheter et utiliser des produitsphytosanitaires qu'ils soient bio ou pas.


Le formateur (très compétent) détaille la législation et les différents types de cultures: conventionnelle, raisonnée (celle-là nous a toujours fait marrer: les autres sont irraisonnées? bref) puis le tour du bio. Dans les différentes pratiques du BIO arrivent, les fraîchement baptisées PNPP (les préparations phytopharmaceutiques naturelles peu préoccupantes) soit le purin d'ortie ou autre décoction de prêle par exemple, qui sont des préparations directement issues des pratiques Biodynamiques; en l'occurrence.
Quand on attaque la Biodynamie, le formateur s'exprime en ces termes «cela repose sur la dynamisation, la mémoire de l'eau, la bouse de corne… bref faut y croire…». Certes ces trois principes font partie de la Biodynamie mais, à mon sens, on ne peut la résumer à cela. Et bizarrement quand on arrive à expliquer une des préparations biodynamique (fameuses PNPP par exemple), ces préparations s'en trouvent extraites (et classée en bio) pour ne laisser à la Biodynamie que ce qui «ne s'explique pas encore».







Ma réflexion se poursuit ces derniers mois, à la lecture de blog de dégustateurs plutôt confirmés, qui mélangent allégrement Biodynamie, sans soufre et politique, soutenus par quelques articles maladroits, baignés de scientisme aveugle et documenté à charge, non pas contre la Biodynamie, mais contre Rudolph Steiner son initiateur. Celui de Michel Onfray restant un exemple dans son livre Cosmos Spirituel.

Et sur ce point, on pense qu'il y a matière à débattre:


Premièrement, beaucoup considèrent Steiner comme l'initiateur d'une pensée, la Biodynamie. Pensée qui été appliquée à ce qu'on appelle la ferme globale, c'est à dire en polyculture, respectant les rythmes agronomiques du vivant et les rythmes astraux; ferme globale qui développe une autosuffisance par la réutilisation des déchets d'une production dans une autre. C'est pour cela que dans de nombreuses propositions de Steiner sur les composts, ceux-ci sont enfouis dans des panses d'animaux de la ferme. La panse est un «déchet» de la production animale, la présence de sucs gastriques active les processus de décomposition et in fine a aussi une portée philosophique sur le contenant qui modifie le contenu. Monsieur Onfray
choisit de ne voir que le coté mystique (selon lui du rapport contenant/contenu) dans les lignes qu'il rédige:


Cinquième recette : s'enquérir de pissenlits, les coudre cette fois-ci dans un mésentère
de bovidé. Placer la préparation en petites boules dans la terre. Les sortir.
Constater ceci : « Elles sont effectivement (sic) totalement (sic) pénétrées
d'influences cosmiques » (174). Ajouter au fumier et, selon le principe
homéopathique, disposer ainsi, avec quelques grammes de pissenlit enfouis dans
des viscères placés sous terre, d'un produit capable de vivifier le tas de
fumier qui se trouve dans la cour de la ferme. Ce fumier sublimé et répandu
permet aux plantes de devenir sensibles : elles captent alors tout ce qu'il est
possible de capter.


 

Enfin, souvent on oppose dans l'anthroposophie, la science à l'intuition comme monsieur Onfray dans ces lignes:


 

Lapensée anthroposophique oppose deux mondes de façon manichéenne : celui,
négatif, de la modernité avec le matérialisme, le scientisme, la raison, la
chimie, les engrais, la matière, la mort et celui, positif, de l'anthroposophie
avec l'esprit, le corps éthéré, les traditions, le cosmos, l'astrologie,
l'ésotérisme, l'occultisme, l'intuition, la nature, la vie.


 

L'œuvre de Steiner est si vaste que je ne sais pas s'il se revendique de cette dichotomie entre science et intuition, ou si on lui attribue cette version de l'anthroposophie. Par contre, on trouve sa critique du productivisme agricole qui n'est qu'une dérive de la science agronomique de l'époque. En outre, je soutiens que bon nombre de découvertes scientifiques ont pour point de départ l'intuition, Galilée pour ne citer que lui, eu l'intuition que la terre été ronde… Et en parlant d'intuition, on oublie souvent le texte de Steiner qui eut l'intuition des dérives de l'agronomie sans philosophie, intuition corroboré par la science des années 90. Il écrit en 1923:

Si le bœuf mangeait directement de la viande, il en résulterait une sécrétion
d'urate en énorme quantité, l'urate irait au cerveau et le bœuf deviendrait
fou. Si nous pouvions faire l'expérience de nourrir tout un troupeau de bœufs
en leur donnant soudain des colombes, nous obtiendrions un troupeau de bœufs
complètement fous. C'est ainsi que cela se présente. Malgré la douceur des
colombes, les bœufs deviendraient fous.

 

A ce moment de mon article il me semble important de vous apporter une information: nous ne sommes pas des adorateurs gagas de Steiner comme si l'on était dans une secte dont il serait le gourou. De plus ses propos antisémites comme les propos homophobes de Pierre Rabhi ne nous rendent ces hommes que peu sympathiques. Mais ce n'est pas la sympathie que nous cherchons chez eux... plus précisément Steiner nous intéresse car il nous a laissé une certaine vision de l'agriculture dans laquelle le questionnement sur nos pratiques reste perpétuel, ou l'intuition est libérée et où nous replaçons le végétal au centre de notre réflexion sans tenter d'être toujours dans la domination de ce dernier.

 

C'est notre vision de la biodynamie, un chemin de réflexion et une immense boite à outils que l'on expérimente avec réussites et échecs.

 

Et pour ceux qui sont arrivé au bout de cet article surement indigeste (on les en remercie), nous rajouterons deux choses plus légères:

 

En tant que vignerons nous avons deux métiers, celui d'entretenir notre terre et celui de métier de bouche.


 

Tout ce vaste article se résume à ce que l'on dit à nos stagiaires: «la biodynamie c'est travailler sur l'intime de la plante, c'est savoir que l'on ne sait pas tout et se questionner».


 

Rédigé le  27 août 2016 18:40 dans Actualités  -  Lien permanent
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Tout est une question amère... ou pas.

Un récent article de Sandrine Goeyvaerts, ravive chez nous des souvenirs à propos de longues discussions sur les amers…


Cette sensation, car ce n’est pas un goût, est l’une des plus complexe et subtile à appréhender. Elle est le sursaut d’âme de tous les grands vins et à contrario, le caractère rédhibitoire des vins issus de vendanges produites à trop fort rendement ou d'extractions trop violentes.


Mais je reviens à ma première pensée à la lecture du mot « amer ». En dégustation avec un groupe de britannique encadré par Paul Barker, Emmanuelle et moi-même avions tenté d’expliquer à l’auditoire Anglo-Saxon que nos vins reposaient sur l’équilibre entre le fruit et la fleur de la syrah et les amers de la grappe entière. A ce moment-là, Paul nous expliqua que la traduction du mot « amer » était pratiquement toujours assimilée à un défaut en anglais. Quelle stupéfaction pour nous ! Le peuple de la bière, qui appréciait la dégustation et donc avait cette sensation en bouche ne voulait pas y mettre le mot : les amers !


Cela nous pousse à définir notre « grille de lecture ». Et oui, il n’existe pas de buveurs sauvages mais plutôt des consommateurs, dégustateurs et professionnels du vin, qui, chacun, ont leur « grille de lecture », consciente ou inconsciente, construite ou pulsionnelle…


La nôtre est simple :


L’émotion : la plus importante, c’est ce petit quelque chose quand le parfum monte à notre nez, quand nos lèvres effleurent ce liquide fermenté pour la première fois, que notre bouche s’emplit goulûment de ce fruit. Vous nous direz alors:- «  où est la grille, l’analyse ? » La grille vient de commencer ! Volontairement, nous nous interdisons d’imaginer le goût d’une bouteille en subodorant des arômes ou la qualité du vin par rapport à l’appellation, le cépage ou  la réputation du vigneron. Et oui s’ouvrir à l’émotion,  c’est déjà un travail.


C’est comme entrer dans une exposition d’art moderne en se disant « l’art moderne c’est  nul »… on ne risque pas d’être ému !


 


 

 


Après vient le temps du décorticage et là, nous revenons à nos amers. Dans nos esprits c’est le corps du vin avec son indissociable compère : l’acidité.


Pendant longtemps, on a écrit et expliqué que c’était la structure tannique la colonne vertébrale des vins. Quelle folie ! Qui nous a conduits à des vins type armoire normande au physique de culturiste, qui vieillissent mal !


 


 


 


 


 


Les amers sont multiformes, selon les cépages, les régions, la vision qu’a le vigneron de son terroir. Mais pas de belles bouteilles sans beaux amers autour desquels les arômes, les tanins viendront graviter. C’est l’exhausteur de tous les arômes. C’est comme cela que nous avons compris, peut-être à tort, la « sève » des vins de Selosse ou d’Hubert Lamy par exemple.


Cette grille est personnelle. Elle est le fruit de nos expériences, de nos rencontres et de nos dégustations. Elle ne nous coupe pas de l’émotion mais permet d’en expliquer les raisons presque à chaque fois. Presque ? Oui, car le vin est un chemin qui n’a pas de fin, juste des directions...


 


 


 

Rédigé le  24 jan. 2015 10:05 dans Actualités  -  Lien permanent
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Ne m’appelez plus jamais nature …

 


De récentes discussions avec des amis vignerons me poussent à faire un point sur notre façon de penser.


 


Au cours de notre parcours de vignerons nous avons réalisé de petits tirages sans souffre et travaillant en agriculture biologique et biodynamique, certains journalistes nous ont donc classés « nature ». Ce qui dans un premier temps ne nous choque pas.



Or ça se complique quand, lors d’une tournée commerciale sur Paris, certains cavistes nous ont rétorqué que ça « ne sentait pas le sans souffre » et plus récemment quand l’un des sommeliers de la maison Pic a lui aussi été étonné par la « droiture » de nos vins.

 


De plus, un vigneron, à qui j’expliquais comment nous travaillons, en conclut que nous « n’étions pas nature car nous maitrisions trop les températures lors de la fermentation ».


 


Ces réflexions, notre curiosité de vigneron et l’émergence de ce « mouvement » nous ont poussés à creuser la question et quand on creuse….on déguste !


Et là nous nous sommes retrouvés devant un énorme gloubi-boulga de vins.


 


D’un côté, des vins superbes, expression de terroir, droits, libres avec de belle buvabilité. Des vignerons, souvent pionniers de l’agriculture Bio, qui restent des modèles depuis longtemps pour nous.


 


Et de l’autre des vins informes, à la limite du buvable et cumulant tous les défauts du monde : acescence, acétate d’éthyle, évent, oxydation non maitrisée… Dans lesquels, il est impossible de découvrir un terroir, un cépage. Des vins incompréhensibles et malades à propos desquels un certain « tout Paris » s’extasie.


 


  


Comment peut-on réunir ces 2 types de vins sous un même nom, une même philosophie, une même étiquette?


 


Les énervés du « nature » parlent souvent de terroir, mais prenons l’acétate d’éthyle comme exemple ; son goût est identique au nord et au sud, le même goût sur un cabernet franc et sur un grenache. Finalement, sa trop forte présence tend à standardiser les vins comme l’utilisation des levures sélectionnées !


 


Tous ces défauts mis bout à bout, et l’utilisation à tout va, de la macération carbonique conduisent à l’inverse de notre vision du vin. Le non-interventionnisme conduit inéluctablement à une standardisation des vins et à une négation du terroir et du rôle du vigneron. Dans notre esprit, nous tentons le moins possible d’intervenir sur nos vins mais « ne rien faire » c’est déjà faire quelque chose, c’est un choix et surement pas un dogme ou une règle.


Nous accompagnons les vins sans les brusquer mais en les préservant des défauts et maladies œnologiques.


 


Alors oui, nous sommes en agriculture biologique, en Biodynamie, nos vendanges sont manuelles, nos vins sont toujours aux alentours de 40 mg/l de so2 total et nous n’utilisons pas d’autre additif. En fait, nous pensons que le vin est vivant mais nous travaillons à basse température, nous filtrons de temps en temps, nous utilisons des barriques de 1 vin, nous éraflons parfois et nous intervenons quand cela est nécessaire et selon notre sensibilité.


 


Alors ne m’appelez plus jamais nature.

Rédigé le  3 mai 2014 9:15 dans Actualités  -  Lien permanent
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première plantation

2


 


Après un long travail de terrassement pour remonter des murs datant de 100 à 150 ans, c'est l'heure jouissive des barres à mine... rappelons le contexte, le lieu-dit Brézème était un côteau viticole pendant plusieurs centaines d'années bénéficiant d'une grande renommée. Avec le phylloxéra, tout disparait et les terrasses sont abandonnées; Ici et là, survivent quelques jardins et des promeneurs ramasseurs d'asperges sauvages. En 2002 un embryon de vigne est replanté avec le soutien de la communauté de commune. Depuis 2 ans le domaine Lombard a remis le travail sur le métier et les terrasses revivent.Il est bon de rappeler l'histoire et  la vocation viticole ancestrale de ce lieu.


 

Le décor posé, voici les acteurs, Patrick, Michel, Eric, une barre à mine de compétition et des plans de Syrah, sélection massale, et des Serines direct de côte rôtie.... y a plus qu'a !


 


 
Rédigé le  11 avril 2014 14:58 dans Actualités  -  Lien permanent
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L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

La consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant.

Vendre ou offrir à des mineurs de moins de dix-huit ans des boissons alcoolisées est interdit.